• Valérie Siino

L'enfer des conflits : démontré par Gustave !

Mis à jour : sept. 9

Le tableau

Un lapin vit chez moi, il s'appelle Gustave.

Les gens pourraient dire que "je possède" un lapin, mais peut-on posséder jamais un être vivant ? C’est un autre débat…

Il est tout blanc, un vrai crapouillot avec un énorme caractère, très expressif, intelligent, drôle, qui sait ce qu'il veut.

Je reviendrai sur ce point dans un autre article, parce qu’à ce sujet, les apparences sont parfois trompeuses !

Comme toutes les familles, nous nous occupons de lui, chaque jour nous lui parlons, et lui, communique avec nous. Il nous regarde regarder la télé, enfin bref, le quotidien. Chaque jour je lui donne des pommes séchées qu’il adore, et chaque jour ça recommence.

A chaque fois qu'il pose ses pattes sur sa cage et se redresse avec sa tête toute innocente, je ne peux qu'aller lui faire gros câlin, immédiatement : j'arrête tout pour lui.

Le matin, quand je me lève à 6h00 au radar, il entend et reconnait mes pas, il me surveille dès que je descends les escaliers, et dès que sa cage entre dans mon champs de vision, il se met en position, avec sa plus belle tête de crapouillot, et là, même aux trois quarts endormie, pas réveillée, je lui fais un câlin... Vous voyez le tableau ?

Question/réflexion à laquelle je vous invite….


- Qui crée quoi ?

- Qui conditionne qui ?

- Un conditionnement à quoi ?...

- Que se passerait-il si j'arrêtais d'aller lui faire des câlins, ou qu'il arrête de se dresser sur ses pattes ?

Gustave existe vraiment, comme mon côté au radar mais ceci est plus une métaphore que le récit de mon petit quotidien très ordinaire, vous le réaliserez très vite en continuant de me lire... Qui crée quoi ? Réponse. Au départ, c’est moi qui prends soin de Gustave, nettoie sa cage, le nourrit, le caresse. Puis, comme tout animal, il comprend très vite qui je suis et comment je fonctionne. Il a fait des essais sans que j’en sois consciente, jusqu’à me conditionner à sa demande, à savoir :

Tête d’innocent + pattes posées sur la cage = câlins de ma part et gratouillis.

Essayez dans l’autre sens ? Vous me voyez en dresseur de lapin ? Non, hein… on est bien d’accord.

Cela m’a fait un choc de réaliser que mon lapin m’avait conditionnée, rendez-vous compte ! (j’en parlerai à un psy, un jour 😉)...

Que se passerait-il si j’arrêtais de le caresser ? Réponse.

- Il boude(rait),

- Je vais rechercher son attention d'abord en faisant semblant de ne pas le faire, puis en allant tourner autour de sa cage (alibi en carton !)...

- S'il persiste, la pression monte(rait) en moi, la culpabilité, des doutes, et hop, retourner le caresser pour me rassurer.

J’espère que tout cela vous a bien amusé : à partir de là, c'est moins drôle....

Transposons la situation à une relation de couple tendue : la vôtre.


- Qui fait Gustave ? Chacun son tour, voire tous les deux en même temps. - Qui cherche quoi ? Pour en obtenir quoi ?

* Même quand la relation est dégradée, les partenaires recherchent du lien, le contact,

quitte à ce qu'il soit conflictuel, douloureux.

* La question de l'égo : vouloir avoir raison, vouloir écraser l'autre, vouloir se faire passer

pour une victime et instrumentaliser l'entourage en faisant passer l'autre pour le

bourreau.

Tous les deux êtes piégés par un conditionnement : action - réaction.

Un conflit, cela se joue à deux minimum. Un repère représente de la sécurité, souvent un faire-valoir, où chaque réponse positive génère une satisfaction, des endorphines ainsi qu'une réponse positive du partenaire. Sortir d’une relation conflictuelle nécessite davantage qu’une bonne résolution du jour de l’an, alcoolisé.

Pour dépasser une relation conflictuelle, il faut :

- Une prise de conscience du jeu qui est joué par les deux : il n'y a pas d’innocent de service, vous l’aurez donc compris,

- Une intention forte de sortir du jeu toxique,

- Prendre sur vous quand cela vous tenterait de vous jeter dans le conflit à bras raccourcis,

- Respirer, (souvent, tout le temps),

- Accepter de prendre du recul (et "guérir" tout ce qui est utile pour y arriver),

- Développer de nouveaux repères, à côté des repères toxiques actuels,

- Tomber et retomber dans ses travers des dizaines de fois pour comprendre les processus dans lesquels vous étiez : je vous aide à comprendre tout ça en consultation, rassurez-vous...

- Apprendre à faire autrement, vous positionner.


Tout cela est trop compliqué ?

Il existe une autre alternative, plus rapide, plus expédiée : divorcer, tout casser, et aller reproduire son schéma ailleurs, avec quelqu'un d'autre : tourner en boucle ! Souvenez-vous qu'ici ou ailleurs, le problème est en vous, pas à l'extérieur.


En résumé, la solution est entre vos mains, réaliste, réalisable et belle. Vous avez compris que la paix est un niveau de conscience qui ne s’atteint pas si facilement mais qui en vaut la peine !

Vertu ou Graal, à vous de voir, mais cela est un vrai trésor qui n’a pas de prix : il est en vous. Merci à Gustave pour sa participation à notre réflexion. Bien cordialement,

Valérie Siino

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