• Valérie Siino

Les pionniers d'un monde nouveau

Mis à jour : sept. 9


Covid & Confinement…. Et après ?

Depuis que l’Homme est campé sur ses deux jambes, poussé par la curiosité, il est allé voir ce qu’il y a derrière, ce qu’il y a plus loin, plus haut, plus profond.

Il a voulu repousser la nuit et le froid : il a découvert le feu.

Il a voulu faire reculer les distances : il a inventé la roue.

Il a voulu faire voyager ses idées : il a découvert l’imprimerie.

Il a voulu aller plus loin, plus haut : il est allé sur la lune, il a traversé les océans.

Il a repoussé voulu repousser la mort : il a découvert des médicaments.

De tous temps, l’Homme a fait preuve d’imagination, de créativité, d’élan.

La nature, quant à elle, se transforme, s’adapte : elle s’est relevée l’ère glaciaire, de chutes de météorites, d’éruptions volcaniques violentes, de tempêtes destructrices et de tsunamis, s’est adaptée à la pollution de l’Homme.

D’où vient cette force ?

Pour se développer, la nature offre une place au monde microscopique, aux insectes, aux oiseaux, aux poissons, aux animaux de toutes sortes.

Chacun a sa place, chacun sait qu’il est utile et participe à la construction, dans un même mouvement.

Les arbres communiquent entre eux sur des distances de plusieurs centaines de kilomètres parfois.

La nature, lien millénaire entre le ciel et la terre, fait avec ce qui est, s’adapte, utilise la lumière, les températures de saison, les vents et marées comme des opportunités.


Elle ne s’encombre pas d’inutilité. Elle se libère de ses feuilles flamboyantes et rougies à l’automne. Elle les laisse s’envoler derrière elle pour mieux se recentrer sur ses forces profondes durant l’hiver, pour développer ses racines et faire rejaillir la nouveauté aux premières heures du printemps.

Et tandis que je vous raconte tout ceci, quelque part, dans un monde lointain, sur l’arbre le plus haut de la forêt, la foudre est tombée.

Si on y regarde de plus près, avec de bonnes jumelles, alors que cet arbre est encore noirci par cet épisode douloureux, on peut y voir un humain, un peu fou, qui crie et gesticule, grimpant de manière frénétique, tout en prenant appui sur les branches mortes et brulées, pour tenter d’attraper dans son filet, ses illusions perdues en fumée, alors que l’arbre porte encore en lui, la chaleur de la foudre : cet homme vivait sous l'arbre et refuse ce qui vient d'arriver.

Nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle : nous sommes les pionniers d’un nouveau monde. Un monde où les modalités de travail, les relations sociales, notre rapport à la consommation, les mentalités, les us et coutumes d’antan vont changer radicalement.

Un monde où nous devrons apprendre à penser le travail en considérant l’apport des intelligences artificielles, plus performantes que nous, sans affects et rationnelles.

Le rideau va se lever

La plupart d’entre nous attendent la date du 11 mai 2020 dans l’impatience, chacun pour ses raisons :

Remettre les enfants à l’école et souffler un peu quant à la charge scolaire assumée,

Reprendre le travail,

Retrouver l’extérieur et ses amis,

Sortir et se détendre,

Reprendre des activités sportives,

Prendre rdv chez le coiffeur ou faire du shopping à nouveau,

Organiser des manifestions et des revendications politiques,

Faire un procès à ceux qui ont géré comme ils ont pu cette crise mondiale,

Retourner dans les vieux schémas connus,

Se victimiser, chercher des alibis, se raconter…

Une crise est une manifestation brutale, parfois inattendue, qui vient déstabiliser l’équilibre : crisis en latin.

Si on remonte plus loin, Krisis en grec signifie jugement, décision. La crise renvoie donc à l’idée de douleur et d’opportunité ou, d’opportunité dans la douleur, à chacun de voir.

Les crises sont des étapes naturelles dans les processus d’évolution. Nous en avons dépassé de nombreuses depuis notre naissance et sommes encore là pour témoigner que la vie a continué après, qu’elles ont construit en nous une expérience forte parce que nous avons accepté de faire avec, de grandir, d’apprendre.

L’adaptation au changement est une chose capitale, vitale, darwinienne : si les dinosaures s’étaient adaptés aux cataclysmes, nous ne serions sans doute pas là aujourd’hui.

Face au challenge nouveau que nous offre le monde, nous restons les maitres de notre destin, de nos libre-arbitres.

L’humain puise son équilibre et son énergie dans le mouvement et l’action.

Si vous refusez le changement qui s’impose à vous et le considérez comme un danger, si vous cherchez à retrouver le fonctionnement passé désormais obsolète, vous allez vous retrouver dans une impasse ou pire. Retrouver le passé n’est possible que dans vos souvenirs : attention à ne pas verser dans la nostalgie. Elle est aussi dangereuse que de passer son temps à regarder dans le rétroviseur en conduisant.

Quant aux colères, elles sont inutiles : même en recréant une crise nouvelle, le passé restera derrière nous.

La vie est faite par ailleurs de frustrations et c’est tant mieux.

Rassurez-vous, cela n’est pas mortel, et n’empêche personne de s’épanouir.

Les frustrations vous permettent de rêver, de vous positionner, de stimuler la motivation en vous pour atteindre un objectif, chercher des solutions, relever des défis.


Pour ceux qui me connaissent, vous ne serez pas étonné de lire que je ne peux valider la préméditation de règlements de comptes après le 11 mai 2020 : les colères déstabilisent l’organisme, la vie, la société.

La violence n’est pas porteuse de construction, jamais.

Revendiquer des acquis sur une base où tout s’est effondré est une erreur : le temps est à la reconstruction, à la réparation, à la création de nouveaux modèles. Le temps est à réinventer le monde et c’est à notre génération qu’est offerte cette chance.

Aussi pour aller jusqu’au bout de votre démarche, prenez 5 minutes pour finir de pleurer sur ce qui n’est plus, sur ce qui n’est pas, sur vous, sur votre passé, décharger toutes vos peurs et tensions.

10 minutes au maximum, rien de plus.

Inutile de pleurer davantage, cela ne ferait que vous faire tourner en boucle après ce délai.

Voilà. Désormais, vous êtes prêt à tourner la page, vous pouvez sécher vos larmes, vous rafraichir le visage, boire un verre d’eau, respirer profondément, relever la tête, ouvrir une fenêtre en vous et sur le monde : il est l’heure, le rideau va se lever. Maintenant, connectez-vous à vos ressources, à toute la confiance et la sécurité qui circulent en vous, creusez s’il le faut, creusez profondément, mais connectez-vous à votre potentiel !

Installez-vous dans une posture de curiosité et d’ouverture. Centrez-vous, regardez autour de vous et demandez-vous une chose :

Quelle est l’opportunité du changement ?

Que dois-je apprendre de cette situation ?

Qu’est ce qui est nouveau aujourd’hui ?

Qu’est ce qui est beau et qui me fait du bien ?

Qu’est-ce que je me souhaite ?

Votre inconscient va commencer à cheminer.

Laissez faire cette force profonde en vous, relevez vos manches car l’aventure commence.

Acceptez les opportunités nouvelles et inattendues qui se présentent à vous, les challenges qui frappent à votre porte : vous avez beaucoup à découvrir encore, de belles expériences à faire. Mettez en œuvre, pour vos enfants, le modèle que vous voulez leur transmettre.

Que risquez-vous dans cette posture ?

Vous êtes les pionniers d’un nouveau monde. Que décidez-vous de faire de cette invitation ?

Souvenez-vous la nature s’adapte, et vous, vous détenez entre vos mains votre libre-arbitre.

Les modalités de travail vont changer. Les modalités des relations sociales vont changer. Notre rapport à l’environnement, à la vie va changer.

Le changement nécessite un état d’esprit ouvert, positif, actif, de l’énergie, de la confiance : oser !

Cette crise doit nous faire réfléchir sur le sens de nos engagements, nos valeurs, nos désirs profonds. Elle doit aussi nous faire prendre conscience que d’attendre de prendre des décisions seulement quand les choses vont mal, est une erreur.


En Chine, un bon médecin est un médecin dont les patients sont en bonne santé.

Dans certaines tribus lointaines, quand un individu est malade, on considère que la tribu complète est à accompagner. La planète a vécu une crise et elle n’est pas terminée : réfléchissons à cela tranquillement. Il est important désormais de se positionner en prévention, et non en réparation, au niveau psychologique, de la santé, ou de tout autre champ de votre vie afin de mettre en place un équilibre le plus stable possible. Nous n’avons d’autres choix désormais que celui d’être « condamné à réussir ».

Cette réussite peut faire peur à beaucoup, c’est vrai, car elle vient bousculer des croyances profondes. Si cela le cas pour vous, c’est sans doute le moment de mettre à plat tous ces processus limitants en psychothérapie : balayer les blocages et les freins, éclairer vos horizons de belles lumières.

La vie est faite d’imprévus, de hauts et de bas, d’hivers qui laissent place à des printemps toujours inédits, parfumés, pleins de promesses de fruits sucrés.

Je vous souhaite un très beau printemps… Cordialement, Valérie Siino

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